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Prévention

La santé à fleur de peau

25 janvier 2019 |

Prévention
campagne Ma peau c'est ma vie, mon dermato en est l'expert

Du 30 janvier au 6 février 2019, la campagne Ma peau c'est ma vie, mon dermato en est l'expert, s'affiche en salle d'attente et dans les médias. Aujourd'hui, 16 millions de Français souffrent de pathologies cutanées. Taboues, parfois invalidantes, les maladies de peau ne sont pas à prendre à la légère.

Urticaire, psoriasis, vitiligo, herpès, eczéma et dermatite atopique : les maladies de peau se hissent au 4e rang mondial des pathologies affectant la qualité de vie des malades. Pour Jean-Marc Meurant, Président de la Fédération française de la peau, ces maladies silencieuses très souvent non contagieuses, isolent et excluent  du monde professionnel. Il pense en priorité à celles et ceux qui ont une relation au public et à fortiori en contact avec les patients. L’inconscient collectif associe trop souvent ces pathologies à un manque d’hygiène.

Une idée fausse qui amène le philosophe Raphaël Enthoven à réagir.

« La peau et le toucher sont la première relation à l’autre, le rapport au monde et tout passe par cet organe fragile d’une immense sensibilité, » livre-t-il.

Ces patients restent trop souvent dans l’ombre, démunis face à leurs maladies de peau dont certaines engagent le pronostic vital. C’est notamment le cas des carcinomes, lymphomes et mélanomes. Des pathologies de mieux en mieux traitées, qui imposent aussi de gérer le regard des autres, ce que cette campagne veut favoriser.

30 % des Français concernés

Attirant l’attention sur les 30 % des Français souffrant d’une maladie de peau au cours de leur vie, le Pr Pascal Joly, président de la société française de dermatologie se montre inquiet, affirmant que « deux tiers des dermatologues partiront à la retraite dans les 10 ans qui viennent. » Ceci devrait encore compliquer les prises en charge, notamment en province où les délais de rendez-vous qui vont jusqu’à six mois sont déjà deux fois plus longs qu’en ville. L’accès aux dermatologues devient donc une préoccupation majeure, pour une prise en charge aussi rapide qu’efficace.

« Dans 80 % des cas, un diagnostic est posé dès la première consultation, mais un généraliste sur deux tente d’abord de régler le problème par lui-même», déplore la Fédération française de la peau.

Anxiété, dépression et… discrimination

Il n’y a pourtant pas de temps à perdre compte tenu de l’impact psychologique de ces maladies. En effet, 54 % des personnes atteintes de maladies de peau souffrent d’anxiété, de dépression, voire de discrimination.

La Fédération française de la peau révèle que 17 % des patients atteints de dermatite atopique ont rencontré un ou plusieurs problèmes de discrimination à l’embauche et 46 % des personnes en activité atteintes d’acné ont un jour déclaré un arrêt de travail directement lié à leur acné.

Des maux qui conduisent à se sentir mal dans sa peau, alors que les spécialistes disposent d’un arsenal thérapeutique de plus en plus large pour y remédier.

Laurence Mauduit

 

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