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Prévention

Coronavirus : l'isolement pour briser la spirale de l'épidémie

18 mars 2020 |

Prévention

Les recommandations distillées au fil de ces derniers jours pour respecter les mesures barrières n’ont pas suffi. Le chef de l’État a donc décidé de mesures strictes de confinement pour briser la spirale de l’épidémie dont le pic est annoncé dans une quinzaine de jours. L’état de "guerre sanitaire" est déclaré.

Cette semaine, le confinement, la fermeture des écoles, l’interdiction des rassemblements ou l’interdiction des visites dans les Ehpad n’ont qu’un seul but : nous protéger. Des mesures drastiques expérimentées depuis plusieurs jours dans les zones les plus touchées par le coronavirus comme le Grand-Est, l’Oise ou le Morbihan, nous concernent désormais au plan national. La France est entrée dans le stade 3 de l'épidémie de coronavirus. Depuis le 17 mars, les Français ne peuvent plus se déplacer librement en dehors des cas définis par le gouvernement. Les soignants sont plus que jamais mobilisés : l'InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI) appelle les internes à la mobilisation générale, les chirurgiens esthétiques et les médecins retraités sont appelés à la rescousse.

Les contaminations confirmées doublent tous les 3 jours

En dressant mardi 17 mars au soir un bilan de l'épidémie de Covid-19, lors d'un point presse diffusé en ligne et sans la présence des journalistes afin de respecter les consignes de confinement, le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, qui dit avoir lui aussi télétravaillé, a mentionné 7 730 cas de patients testés positifs au Covid-19 en France, dont 175 morts. 2 579 malades sont hospitalisés, ce qui signifie que 5 000 personnes sont guéries. 699 patients sont encore hospitalisés en réanimation dans un état grave, dont des individus âgés de moins de 60 ans, a précisé le Pr Salomon. Parmi les 175 décès comptabilisés à ce jour, 7 % d'entre eux avaient moins de 65 ans. Le DGS indique que le nombre de cas de contaminations confirmées double tous les 3 jours en France à l’heure actuelle.

Éviter la saturation du système de santé à tout prix

Cette brutale accélération des infections au covid-19 depuis le 15 mars explique le déclenchement de cette fameuse phase 3 qui démarre avec ce confinement généralisé imposé déjà pour les deux prochaines semaines. Alors que tout a été dit ou presque, le vrai comme l’inverse, revenons sur ce qui impose concrètement cet enchainement.

Après le seuil 1, qui consiste à freiner l’entrée du virus sur le territoire, est venu le seuil 2, visant à limiter sa propagation. Avec cette phase 3, dite " stade épidémique", l’objectif est avant tout d’atténuer les effets de l’épidémie. Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Veran indiquait ainsi qu’au « stade 2, on a pris essentiellement des mesures sur certains territoires pour contenir le virus. D’où l’interdiction de rassemblements, la fermeture des établissements scolaires ou l’incitation au télétravail. Au stade 3, nous sommes dans la gestion de l’épidémie. Pour la limiter, on compte beaucoup sur les mesures barrières individuelles (se laver les mains, porter des masques). Il nous faut aussi prendre des mesures de protection particulières pour les personnes fragiles, âgées, et celles souffrant de plusieurs maladies. En cas de contamination, ces dernières seront hospitalisées, tout comme les personnes qui développeraient des formes graves de la maladie. Nous devons veiller à ce qu’il y ait suffisamment de lits dans les services de réanimation des hôpitaux pour les accueillir. » Des lits et des personnels, dont les allées et venues ne doivent pas être ralenties, ce qui impose des mesures exceptionnelles pour réorganiser les modes de garde de leurs enfants.

Des groupes de 10 enfants maximum

Soulignons la mobilisation sans précédent des crèches hospitalières dans l’ensemble des établissements hospitaliers qui voient arriver en renfort cette semaine les personnels municipaux de la petite enfance. Christelle Dubos, Secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé a tout mis en œuvre pour faciliter l’accueil des enfants dans les établissements, qu’il s’agisse de crèches, haltes-garderies pour composer des groupes de 10 enfants maximum sans rassemblement. Les autres modes d’accueil, en particulier les assistants maternels, sont mobilisés pour accueillir les enfants des autres personnes mobilisées pour affronter la crise.

Au moment où un premier avion de l’armée de l’air décolle vers Mulhouse pour évacuer 6 premiers patients vers le premier hôpital de campagne devenu opérationnel en quelques jours, le ministère des Armées prend désormais les choses en main. Environ 30 lits de réanimation sont prêts sous des structures modulaires déployées par le régiment médical (RMED) de l’armée de terre, stationné à Valbonne. Armées par du personnel médical du Service de santé des armées, ces structures vont fleurir désormais dans les régions où les foyers infectieux sont les plus virulents comme en Alsace, dans l’Oise et le Morbihan.

Laurence Mauduit

 
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