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VRAI ou FAUX sur la viande

30 juillet 2019 |

Santé
vrai ou faux sur la viande

La viande soulève, depuis quelques années, des débats passionnés et souvent radicaux. Faut-il continuer à en manger ? Quels sont les risques d'une consommation excessive ? Les idées reçues passent au grill.

La consommation de viande des Français a chuté

VRAI et FAUX

En baisse de 10 % depuis une dizaine d'années, la consommation de viande est repartie à la hausse en 2018. L'an passé, chaque Français a consommé 87,5 kg de viande, dont 31,9 kg de porc, 23,1 kg de bovin, 29,7 kg de volaille (estimation), et 2,8 kg d'ovin (1), contre 84 kg l'année précédente. A noter, la consommation de volaille individuelle ne cesse de progresser depuis 2010.

Une consommation excessive de viande augmente les risques de cancer du côlon

VRAI

Il est avéré qu'une consommation excessive de viande rouge (plus de 100 g/j, en poids cuit) ou de charcuterie (plus de 50 g/j) est associée à une petite augmentation du risque de cancer du côlon.

A noter, le risque est favorisé par certains modes de cuisson particuliers (viandes grillées, rôties, ou poêlées) ; des facteurs génétiques individuels et d'autres éléments du mode de vie fréquemment observés chez les gros consommateurs de viande : sédentarité, excès de poids, déséquilibre alimentaire...

Un morceau de viande suffit aux besoins en protéines

FAUX

Si la principale caractéristique nutritionnelle de la viande est sa teneur en protéines, 20 % du poids cru, pour autant, une portion de viande ne couvre pas tous nos besoins en protéines 75g/j, environ. Poissons, végétaux, produits laitiers, oeufs sont là pour atteindre les recommandations de 0,8 à 1g/j par kilo de masse corporelle chez l'adulte, et 1,1 à 1,24 g/kg/j chez le sujet âgé.

La viande n'apporte pas de vitamines

FAUX

La viande et la charcuterie sont une source importante de vitamines du groupe B, indispensables pour le métabolisme énergétique. La B 12 est exclusivement animale et doit être apportée en complément aux végétaliens pour éviter : anémie et troubles neurologiques.

La viande est riche en fer

VRAI

En plus de ses teneurs élevées en fer, la viande apporte du fer héminique (présent dans la viande et le poisson). Il représente 50 à 80 % du fer de la viande selon les espèces et est mieux absorbé que le fer non héminique présent dans les légumes, les légumes secs ou les céréales.

La viande blanche est moins nourrissante que la viande rouge

FAUX

La viande blanche et la volaille contiennent autant de protéines que la viande rouge. Et elles ont l'avantage d'être souvent moins grasses et donc plus digestes.

On peut se passer de viande

VRAI

Ne pas manger de viande reste compatible avec une alimentation équilibrée. Mais si l'on ne mange plus de viande, il faut impérativement la remplacer par l'apport des nutriments dont elle est garante, en particulier les protéines, le fer, le zinc, les vitamines B. Il est possible de privilégier d'autres protéines animales comme les poissons dont les protéines peuvent se substituer aux aliments carnés. Ils ont en outre l'avantage d'apporter en grande quantité des acides gras oméga 3 bénéfiques pour le système cardiovasculaire, le cerveau et la rétine.

Paquerette Grange

Sources : Etude Les marchés des produits laitiers, carnés et avicoles : bilan 2018, perspectives 2019 -
Publiée par France AgriMer - établissement affilié au ministère de l'Agriculture.
La viande, un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ?
Dr Jean-Michel Lecerf, Ed. Buchet/Chastel

 

 

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