10 min

Une journée avec Julie, brancardière aide-soignante

2 octobre 2018 |

Métiers de la santé
Julie Segneurin, brancardière aide-soignante, Groupe Hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis

A la découverte des professionnel(le)s de santé, acteurs au quotidien de l'hôpital aujourd'hui.

Partagez une journée avec Julie Segneurin, 37 ans, brancardière aide-soignante au sein du Groupe Hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis.

Les clichés ont la vie dure. « Pourquoi, lorsque l’on évoque le métier d’agent de brancardage devrait-on penser à un homme ? », sourit Sylvie Charuau, cadre de santé “Brancardage et Équipe centralisée des coordinatrices” au sein du Groupe Hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis. Dans l’équipe qu’elle encadre, Julie fait partie des 13 femmes brancardières sur 34 agents : « le hasard des recrutements, mais un vrai plus pour l’équilibre du service ». Depuis 12 ans, Julie, « brancardière très investie dans son travail », assure ses missions « toujours avec le sourire ». Elle témoigne sur ce “métier de l’ombre” mais essentiel à l’hôpital.

MON PARCOURS

Après mon bac et quelques petits boulots, j’ai suivi une formation d’aide-soignante à La Rochelle. Quelques semaines avant la fin du cursus, j’ai postulé auprès du Groupe Hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis pour un poste d’aide-soignante. On m’a proposé de rejoindre l’équipe de brancardage. J’ai accepté et tout s’est enchainé. Je suis sortie de l’école le vendredi, et, le lundi, je démarrais au CH.

Je m’étais dit : si cela ne te plaît pas, tu changeras. Et je n’ai jusqu’à présent pas eu envie ! 

 MA VIE DE FAMILLE

Je suis pacsée avec Anthony, technicien chez Alstom et nous avons deux enfants Manon, 8 ans et Arthur 4 ans. Nous sommes tous les deux originaires de La Rochelle et on a la chance d’avoir nos 4 parents ici, disponibles et demandeurs pour s’occuper des enfants. Depuis qu’ils sont nés, l’organisation a toujours été simple grâce au soutien actif des grands-parents. Anthony a des horaires réguliers. Il commence vers 8h et il finit tous les jours à 18h. Ce qui n’est pas mon cas : mes horaires changent tous les jours. Je peux travailler tôt le matin ou tard le soir. Si je commence à 9h j’ai le temps de préparer les enfants pour aller à l’école. Si je débute plus tôt, mon père vient à la maison et les emmène. Plus petits, ils allaient chez une nounou. Anthony se chargeait de les déposer. Si je suis du matin, je finis à 15h et je récupère les enfants à l’école à 16h30. Autrement c’est un des grands-parents qui s’en charge et le mercredi aussi. Nous avons une organisation bien huilée.

MON MÉTIER AU QUOTIDIEN

Grâce à mon métier, je suis toujours en mouvement : moi qui n’aime pas la routine, c’est parfait ! Je travaille le plus souvent en binôme. Lorsque ce n’est pas le cas, la charge est très importante. Il est alors plus difficile de gérer les pics d’activité. Mais un projet de logiciel de régulation des transports est en cours sur l’établissement, et devrait mieux répartir les demandes.

J’aime la mobilité et le contact avec toutes les équipes de soin. Le métier de brancardière est très humain : j’essaie toujours d’échanger avec le patient, de discuter de tout, sauf de sa pathologie, de le rassurer si possible… Et j’y arrive le plus souvent !

En 2016, j’ai suivi quelques jours de formation en hypnose pour m’aider à communiquer avec les patients. C’est un vrai plus pour l’accompagnement.

Propos recueillis par Paquerette Grange

Reportage photos Valérie Hue

Diaporama

24h chrono avec Julie, brancardière aide-soignante au sein du Groupe Hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis

Zéro routine

2018-05-22-3615_0.JPG

 « Mes journées de travail se suivent mais ne se ressemblent pas ! Je peux commencer au plus tôt à 7h30 ; je finis au plus tard à 21h. La seule chose qui ne change pas, c’est mon temps de travail : 7h36 ».

L’organisation

2018-05-22-3342_0.JPG

 « J’ai mon planning au moins 15 jours à l’avance, ce qui me permet de m’organiser. On s’arrange entre collègues si nécessaire. Je travaille un week-end toutes les 12 semaines. J’ai 5 semaines de congés payés et 14 RTT ».

Un matériel diversifié

2018-05-22-3510vR_0.JPG

 « Mon métier est assez physique. J’utilise différents supports de transport pour déplacer les patients dans les services : brancards, bien sûr, mais aussi fauteuils roulants, lits d’hôpital… ».

Une équipe performante

2018-05-22-3465vR_0.jpg

Prendre 5 minutes pour se détendre. « Nous sommes une équipe de 34 agents de brancardage, 5 CAE (Contrat d’accompagnement dans l’emploi) et 1 régulateur (ancien permanencier du SAMU). Malgré les rushs et la difficulté à anticiper nos transports de patients, nous parvenons à répondre à l’ensemble des demandes ».

Des maillons essentiels

2018-05-22-3326_0.JPG

« Agent de brancardage est un “métier de l’ombre”. Et pourtant ce sont des maillons indispensables dont on ne pourrait pas se passer dans un hôpital. Il me semble que l’on ne les prend pas toujours assez en compte. Il est important de re-sensibiliser les soignants et les médecins sur leur rôle clé au sein de nos établissements » commente Sylvie Charuau, cadre de santé.

Un binôme bienvenu

2018-05-22-3458_0.JPG

« J’apprécie vraiment de travailler en binôme avec Julie. Elle est toujours positive et souriante » témoigne Jean-Marc, ambulancier de 1999 à 2009, et désormais agent de brancardage au Groupe Hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis depuis 2008.

Le sens de l’orientation

2018-05-22-3516_0.JPG

« Notre métier exige de connaitre parfaitement la géographie et l’organisation interne de l’établissement dans lequel on travaille ».

Un métier sportif

2018-05-22-3540_0.JPG

« On évoque souvent la force physique pour ce métier. Finalement, il faut surtout avoir de bonnes jambes » s’amuse Julie qui parcourt jusqu’à 14 km par jour.

13 Femmes

2018-05-22-3605vR_0.JPG

Julie et sa collègue Karine font partie des 13 femmes brancardières du Groupe Hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis.

Un accompagnement parfois difficile

2018-05-22-3435_0.JPG

« On voit beaucoup de monde et de pathologie : de la naissance à la chambre mortuaire. Ce transport est compliqué, surtout quand les patients sont jeunes ».

 

 

mnh mag | newsletter

Suivez toute l’actualité de la MNH !

The subscriber's email address.

En validant votre email, vous acceptez de recevoir la newsletter « MNH mag »

Vous pourrez facilement vous désinscrire à tout moment via les liens de désinscriptions présents dans chacun de nos mails.